Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont apporté un démenti formel à une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, dans laquelle un individu affirmait avoir été victime d’une agression perpétrée par des militaires sur la Route Nationale n°1 (RN1), entre Kinshasa et Kikwit.
Dans cette vidéo largement relayée, l’homme soutenait avoir transporté des éléments des FARDC avant d’être attaqué à quelques kilomètres de l’entrée de la ville de Kenge, dans la province du Kwango. Il affirmait notamment que ces militaires lui auraient exigé de l’argent et, face à son incapacité à répondre à cette demande, l’auraient agressé à l’arme blanche puis blessé par balle au thorax alors qu’il tentait de fuir.
Face à la gravité de ces accusations, le commandement de la 11e région militaire a immédiatement ordonné l’ouverture d’une enquête. Le Commandant du 11022e bataillon, appuyé par les services de renseignement opérant sur cet axe routier, a été instruit de déployer des patrouilles et de mener des opérations de fouille afin de retrouver la supposée victime et d’identifier les présumés auteurs.
Après 24 heures de recherches intensives, aucune trace d’un tel incident n’a été relevée dans la zone concernée. Les investigations menées sur le terrain n’ont permis de recueillir aucun élément confirmant les faits relatés dans la vidéo. À l’issue du recoupement des informations et de l’analyse approfondie de ladite séquence, les services spécialisés ont conclu que les accusations ne correspondent pas à la réalité.
Selon les conclusions de l’enquête, l’individu serait plutôt impliqué dans une vaste opération d’escroquerie visant plusieurs commerçants de la ville de Tshikapa. Se faisant passer pour un agent travaillant pour le compte de la Présidence de la République, il leur aurait soutiré d’importantes quantités de maïs ainsi que des sommes d’argent, en promettant des bénéfices doublés sur leurs marchandises. Acculé par ses dettes et ses engagements non honorés, il aurait mis en scène cette histoire dans le but de tromper l’opinion publique.
Dans le cadre de cette affaire, il est également rapporté que son épouse, résidant à Tshikapa, aurait quitté le domicile familial en emportant les enfants ainsi que l’ensemble des biens, une situation qui viendrait confirmer les difficultés liées à cette présumée escroquerie.
Les FARDC, dont l’image a été ternie par ces allégations jugées mensongères, appellent la population à faire preuve de vigilance face aux informations diffusées sur les réseaux sociaux. Elles encouragent par ailleurs toute personne disposant d’informations utiles à collaborer avec les services compétents afin de faciliter la localisation et l’interpellation de cet individu.
Ce communiqué est signé par le Capitaine Antony Mualushayi, Directeur de communication de la 11e région militaire.
Rédaction
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